
Dental office, USS Kroonland, March 1919 · via Wikimedia Commons · Public domain
Le conseil de l ordre chirurgiens-dentistes est l’institution qui encadre l’exercice de la profession dentaire en France. Beaucoup de patients n’en entendent parler qu’au moment d’un désaccord avec un praticien, alors que son rôle commence bien avant : c’est lui qui autorise l’exercice, qui tient la liste officielle des professionnels habilités à soigner, qui veille au respect du code de déontologie et qui organise la permanence des soins les dimanches et jours fériés. Cette page de référence, publiée par le Guide dentaire de Sceaux, décrit de façon factuelle ce que fait l’Ordre, ce qu’il ne fait pas, comment vérifier qu’un chirurgien-dentiste est régulièrement inscrit et quelles démarches existent lorsqu’un litige survient.
Le Guide dentaire de Sceaux est un guide d’information indépendant consacré aux soins dentaires à Sceaux (92330) et dans les Hauts-de-Seine. Il n’est ni un cabinet, ni un organe de l’Ordre, ni une plateforme de plainte. Les informations qui suivent ont une vocation générale et ne remplacent en aucun cas un avis juridique ou une consultation auprès d’un professionnel de santé.
Ce qu’est l’Ordre national des chirurgiens-dentistes
L’Ordre national des chirurgiens-dentistes est un organisme de droit privé chargé d’une mission de service public. Il n’est pas une administration d’État, ni un syndicat professionnel, ni une association de défense des patients. Sa création et ses missions sont prévues par le code de la santé publique, qui lui confie notamment le maintien des principes de moralité, de probité et de compétence indispensables à l’exercice de l’art dentaire, ainsi que l’observation par tous les praticiens des devoirs professionnels et des règles du code de déontologie.
L’adhésion n’est pas facultative : en France, un chirurgien-dentiste ne peut exercer légalement que s’il est inscrit au tableau de l’Ordre. Cette obligation vaut pour l’exercice libéral comme pour l’exercice salarié en centre de santé, et elle constitue le premier filtre de sécurité pour les patients. Un praticien qui soignerait sans inscription exercerait illégalement l’art dentaire, ce qui relève du droit pénal et non seulement de la discipline ordinale.
Les quatre missions principales
| Mission | Contenu concret | Ce que le patient peut en attendre |
|---|---|---|
| Inscription au tableau | Vérification du diplôme, de la nationalité ou du droit d’exercer, de la moralité et de l’absence d’infirmité incompatible | Garantie que le praticien est habilité à soigner |
| Déontologie | Application du code de déontologie intégré au code de la santé publique | Cadre opposable sur l’information, le devis, le secret professionnel |
| Discipline | Instruction des plaintes et jugement par les chambres disciplinaires | Voie de recours en cas de manquement professionnel |
| Permanence des soins | Organisation des gardes les dimanches et jours fériés au niveau départemental | Accès à un praticien de garde hors jours ouvrés |
À ces quatre missions s’ajoutent des fonctions moins visibles : contrôle des contrats d’exercice et des baux professionnels, avis sur les regroupements et sociétés d’exercice, tenue de statistiques démographiques sur la profession, et rôle consultatif auprès des pouvoirs publics.
Ce que l’Ordre ne fait pas
Il est utile de nommer les limites de l’institution, car une partie des plaintes déposées relèvent en réalité d’une autre autorité :
- L’Ordre ne fixe pas les tarifs. Les honoraires des soins non conventionnés restent libres, avec l’obligation de tact et de mesure, et les bases de remboursement sont définies par l’Assurance maladie. La question du coût est traitée séparément dans la page consacrée aux tarifs pratiqués par les dentistes du secteur.
- L’Ordre n’indemnise pas. Il ne verse aucune somme au patient et ne peut pas condamner un praticien à rembourser des soins. Une demande d’indemnisation relève des juridictions civiles ou de la commission de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux.
- L’Ordre ne se substitue pas au juge pénal. Une infraction pénale se poursuit devant les tribunaux, indépendamment de toute procédure ordinale.
- L’Ordre ne gère pas les remboursements. Les questions de prise en charge relèvent de la caisse d’assurance maladie et de la complémentaire santé.
L’organisation à trois niveaux
L’Ordre est structuré en trois échelons, chacun avec des attributions distinctes. Comprendre cette architecture évite d’adresser un courrier au mauvais interlocuteur et de perdre plusieurs semaines.
Le conseil départemental
C’est l’échelon de proximité et, dans la très grande majorité des cas, le point d’entrée du patient. Pour un cabinet situé à Sceaux, c’est le conseil départemental des Hauts-de-Seine qui est compétent. Ses attributions concrètes sont les suivantes :
- il reçoit les demandes d’inscription au tableau et tient la liste départementale des praticiens inscrits ;
- il enregistre les contrats d’exercice, les contrats de collaboration et les baux ;
- il organise la garde des dimanches et jours fériés sur le territoire départemental ;
- il reçoit les plaintes des patients et organise la réunion de conciliation ;
- il peut, dans certains cas, s’associer à une plainte ou la transmettre à la chambre disciplinaire.
Le conseil régional ou interrégional
L’échelon régional exerce principalement une fonction de coordination et d’appui. C’est également à ce niveau qu’est rattachée la chambre disciplinaire de première instance, qui juge les plaintes transmises après échec de la conciliation. La chambre disciplinaire est une juridiction : elle est présidée par un magistrat administratif et statue selon une procédure contradictoire, avec possibilité pour chaque partie d’être assistée.
Le conseil national
Le conseil national veille au respect des principes déontologiques sur l’ensemble du territoire, élabore les propositions de modification du code de déontologie, gère les ressources de l’institution et représente la profession auprès des pouvoirs publics. Il abrite la chambre disciplinaire nationale, juridiction d’appel des décisions rendues en première instance, dont les décisions peuvent elles-mêmes faire l’objet d’un pourvoi en cassation devant le Conseil d’État.
| Échelon | Rôle central | Interlocuteur du patient ? |
|---|---|---|
| Départemental | Inscription, contrats, garde, conciliation | Oui, point d’entrée normal |
| Régional / interrégional | Coordination, chambre disciplinaire de première instance | Oui, en cas d’échec de la conciliation |
| National | Déontologie, représentation, chambre disciplinaire nationale | Oui, en appel uniquement |
Vérifier qu’un praticien est bien inscrit
La vérification de l’inscription est une démarche simple, gratuite et qui ne nécessite aucune justification. Elle est particulièrement recommandée avant d’engager un traitement long ou coûteux, par exemple en implantologie ou en orthodontie de l’adulte.
Trois voies de vérification coexistent :
- L’annuaire santé de l’Assurance maladie. Il recense les professionnels de santé en exercice, avec leur secteur conventionnel et leur adresse professionnelle. Un praticien absent de tout annuaire officiel doit conduire à demander des explications.
- Le répertoire partagé des professionnels de santé. Il attribue à chaque professionnel un identifiant unique, le numéro RPPS, composé de onze chiffres. Ce numéro figure normalement sur les ordonnances, les feuilles de soins et les devis.
- Le conseil départemental de l’Ordre. Une simple demande écrite ou téléphonique permet de confirmer qu’un praticien est bien inscrit au tableau du département, et le cas échéant qu’il n’est pas suspendu.
Trois signaux méritent une vérification systématique : l’absence de numéro RPPS sur les documents remis, l’absence de plaque professionnelle ou de mention du diplôme, et l’impossibilité d’obtenir un devis écrit. Ces points de contrôle rejoignent les critères objectifs de choix d’un dentiste que le guide détaille par ailleurs, et ils s’appliquent aussi bien à un cabinet individuel qu’à un centre de santé dentaire.
À titre de repère de densité, Sceaux compte environ 25 chirurgiens-dentistes pour près de 20 000 habitants, ce qui laisse une marge de choix réelle et rend la vérification préalable d’autant plus praticable. Le panorama des dentistes exerçant à Sceaux et l’annuaire des cabinets de la commune donnent un aperçu de cette offre locale.
Le code de déontologie en pratique

Dental office LCCN2011634399.tif · via Wikimedia Commons · Public domain
Le code de déontologie des chirurgiens-dentistes est intégré au code de la santé publique. Il n’est donc pas un simple document interne à la profession : il a valeur réglementaire et s’impose à tous les praticiens inscrits. Plusieurs de ses dispositions ont un effet direct et vérifiable pour le patient.
Le devis écrit obligatoire
Avant tout traitement comportant des actes non remboursés, des actes à honoraires libres ou des prothèses, le praticien doit remettre un devis écrit. Ce devis suit un modèle réglementaire et doit mentionner la description précise des actes, le prix de vente de chaque élément prothétique, le montant des honoraires, la base de remboursement de l’Assurance maladie et le reste à charge estimé.
Ce document n’est pas une formalité : il constitue la trace opposable de ce qui a été convenu. Pour une reconstruction implantaire, l’écart entre les postes peut être significatif, avec un implant seul de 700 à 2 000 €, un pilier de 100 à 200 € et une couronne sur implant de 600 à 1 500 €, l’ensemble pouvant représenter de 1 500 à 3 000 € par dent. Le détail de ces postes est explicité dans la page consacrée à l’implantologie dentaire et à sa décomposition tarifaire, et la question du remboursement dans celle des prothèses dentaires.
L’information du patient
Le praticien doit délivrer une information loyale, claire et appropriée sur l’état bucco-dentaire, les traitements envisagés, leurs alternatives, leurs risques et leurs conséquences prévisibles. Cette information conditionne le consentement libre et éclairé du patient, qui peut à tout moment refuser ou interrompre un traitement.
Trois éléments doivent être compréhensibles à la sortie de la consultation : ce qui est diagnostiqué, ce qui est proposé, et ce qui se passe en l’absence de traitement. Si l’un des trois manque, une demande d’explication complémentaire est légitime, de même qu’un second avis.
Le secret professionnel
Le secret professionnel couvre tout ce que le praticien a appris dans l’exercice de sa profession, y compris ce qui lui a été confié et ce qu’il a compris. Il s’impose à l’ensemble de l’équipe du cabinet. Le patient conserve un droit d’accès à son dossier médical, qui doit lui être communiqué sur demande dans les délais prévus par la réglementation.
La publicité et la communication
La communication des chirurgiens-dentistes est encadrée. La réglementation a évolué pour autoriser une information du public sur l’activité professionnelle, mais elle continue d’interdire la publicité trompeuse, la comparaison avec d’autres praticiens, les témoignages de patients utilisés à des fins promotionnelles, les procédés de démarchage et les promesses de résultat.
Concrètement, plusieurs formulations doivent alerter : la garantie d’un résultat esthétique, l’annonce d’un délai de traitement présenté comme certain, l’usage d’avant/après isolés sans contexte clinique, ou les offres commerciales à durée limitée sur des actes de soin.
Signaler un litige : les étapes dans l’ordre
Un litige avec un praticien ne se règle pas au même endroit selon sa nature. La séquence suivante correspond au parcours le plus fréquemment décrit par les institutions, du plus simple au plus formel.
Étape 1 : le dialogue direct
La première démarche consiste à exposer le problème au praticien lui-même, si possible par écrit. Une lettre recommandée avec accusé de réception, factuelle et datée, reprenant la chronologie des soins, les documents remis et la demande précise, résout une part significative des désaccords sans procédure. Ce courrier constitue également la première pièce d’un dossier ultérieur.
Étape 2 : la conciliation ordinale
Si le dialogue échoue, la plainte est adressée au conseil départemental de l’Ordre du lieu d’exercice du praticien. Le code de la santé publique prévoit qu’une réunion de conciliation est organisée, en principe dans un délai d’un mois à compter de la réception de la plainte. Cette réunion se tient devant un ou plusieurs conseillers ordinaux, en présence des deux parties.
Trois issues sont possibles : la conciliation aboutit et un procès-verbal d’accord est établi ; elle échoue partiellement ; ou elle échoue totalement. En cas d’échec, le conseil départemental transmet la plainte à la chambre disciplinaire de première instance, accompagnée le cas échéant de son propre avis.
Étape 3 : la chambre disciplinaire
La chambre disciplinaire de première instance juge les manquements aux règles professionnelles. La procédure est écrite et contradictoire. Les sanctions prévues vont de l’avertissement au blâme, à l’interdiction temporaire d’exercer, avec ou sans sursis, jusqu’à la radiation du tableau de l’Ordre. Il s’agit de sanctions professionnelles : elles ne comportent ni dommages et intérêts, ni remboursement au patient.
L’appel s’exerce devant la chambre disciplinaire nationale, puis, en cassation, devant le Conseil d’État.
Les autres voies, parallèles et non exclusives
| Nature du problème | Interlocuteur adapté | Objet obtenu |
|---|---|---|
| Manquement déontologique | Conseil départemental puis chambre disciplinaire | Sanction professionnelle |
| Préjudice corporel après un soin | Commission de conciliation et d’indemnisation, ou juridiction civile | Indemnisation |
| Litige sur des honoraires ou un remboursement | Caisse d’assurance maladie, conciliateur de la caisse | Régularisation |
| Refus de soins discriminatoire | Conseil départemental et directeur de la caisse | Instruction conjointe |
| Infraction pénale | Procureur de la République | Poursuite pénale |
Ces voies ne s’excluent pas : une même situation peut donner lieu à une procédure disciplinaire et à une action indemnitaire distincte.
La permanence des soins et le rôle de l’Ordre
L’organisation de la garde relève du conseil départemental de l’Ordre. Les repères pratiques sont les suivants : en semaine, de 8 h à 19 h, la demande passe par le praticien habituel ; les dimanches et jours fériés, une garde est organisée par le conseil départemental, dont les coordonnées sont communiquées par le commissariat ou la gendarmerie. En cas d’urgence grave, notamment un traumatisme dentaire avec expulsion, une hémorragie qui ne cède pas ou un gonflement du visage évoquant une infection étendue, l’appel au 15 s’impose sans délai. Ce circuit est détaillé dans la page dédiée aux urgences dentaires du secteur de Sceaux.
Il faut noter que la garde vise les urgences réelles et non le rattrapage d’un rendez-vous manqué. Une consultation de garde se limite en général à la mise hors douleur et à la stabilisation, le traitement définitif étant repris ensuite par le praticien habituel.
Déontologie et prise en charge : les points où les deux se croisent
Plusieurs obligations déontologiques ont une traduction directe dans la prise en charge financière, ce qui explique que les questions de remboursement reviennent souvent dans les litiges portés devant l’Ordre.
- Le dispositif 100 % Santé plafonne certains actes prothétiques et les rend intégralement remboursables : couronne métallique plafonnée à 298,70 €, couronne zircone monolithique à 440 € pour les incisives, canines et prémolaires. Le praticien doit présenter au patient au moins une offre relevant de ce panier.
- La base de remboursement d’une couronne s’établit à 107,50 €, prise en charge à 60 % par l’Assurance maladie, soit 64,50 €. Pour une couronne sur implant, la base est de 120 €, soit 72 €.
- La pose de l’implant n’est pas remboursée par l’Assurance maladie ; seule la couronne qui le surmonte l’est. Cette distinction doit apparaître clairement sur le devis.
- L’orthodontie est prise en charge lorsque le traitement débute avant le seizième anniversaire, par semestre et sous réserve d’un accord préalable, comme le rappelle la page sur le remboursement des traitements orthodontiques.
- Les examens M’T dents sont gratuits à 3, 6, 9, 12, 15, 18, 21 et 24 ans, un point utile pour le suivi décrit dans la page consacrée au suivi dentaire des enfants.
L’accès aux soins des bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire fait également partie des sujets suivis par l’Ordre, un refus de soins fondé sur ce motif pouvant donner lieu à une procédure spécifique. Ce point est abordé dans la page sur l’accès aux soins dentaires avec la CMU et la complémentaire santé solidaire.
Constituer un dossier solide

Dental office LCCN2011635984.tif · via Wikimedia Commons · Public domain
Lorsqu’une démarche est engagée, la qualité du dossier détermine largement son issue. Les éléments habituellement utiles sont : le devis signé et ses éventuelles versions successives, les factures et justificatifs de paiement, les décomptes de l’Assurance maladie et de la complémentaire, les radiographies et le dossier médical obtenu sur demande, la chronologie datée des rendez-vous, les échanges écrits avec le cabinet, et le cas échéant un compte rendu de second avis établi par un autre praticien.
Un point de méthode : le second avis n’est pas un acte hostile. Il est prévu par la pratique courante et le patient reste libre de le solliciter, y compris en cours de traitement. Les questions de prévention et d’entretien, traitées dans les pages sur l’hygiène bucco-dentaire au quotidien et sur les soins des gencives et la parodontie, relèvent d’ailleurs souvent d’une divergence d’approche plutôt que d’un manquement.
Repères chronologiques indicatifs
| Étape | Ordre de grandeur du délai | Remarque |
|---|---|---|
| Réponse du praticien à un courrier | Quelques semaines | Aucun délai réglementaire général |
| Communication du dossier médical | Délai réglementaire court, plus long pour les dossiers anciens | Demande écrite recommandée |
| Convocation à la conciliation | En principe un mois après réception de la plainte | Prévu par le code de la santé publique |
| Transmission à la chambre disciplinaire | À l’issue de la conciliation infructueuse | Avec avis du conseil départemental |
| Jugement disciplinaire | Plusieurs mois | Procédure écrite et contradictoire |
Ces ordres de grandeur sont indicatifs et varient selon les départements et la complexité des dossiers. Ils ne constituent pas un engagement.
FAQ
Le Conseil de l’Ordre peut-il me faire rembourser des soins ratés ?
Non. La chambre disciplinaire prononce des sanctions professionnelles, de l’avertissement à la radiation, mais elle n’accorde aucune indemnisation. Une demande de remboursement ou de réparation d’un préjudice relève de la commission de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux ou d’une action devant la juridiction civile. Les deux démarches peuvent être menées en parallèle.
Comment savoir si un chirurgien-dentiste est bien inscrit au tableau ?
En consultant l’annuaire santé de l’Assurance maladie, en vérifiant la présence du numéro RPPS à onze chiffres sur les documents remis, ou en interrogeant directement le conseil départemental de l’Ordre du lieu d’exercice. Cette vérification est gratuite et ne demande aucune justification.
La conciliation ordinale est-elle obligatoire avant une plainte disciplinaire ?
Le code de la santé publique prévoit qu’une plainte adressée au conseil départemental donne lieu à l’organisation d’une réunion de conciliation, en principe dans le mois. En cas d’échec, la plainte est transmise à la chambre disciplinaire de première instance. Il s’agit donc d’une étape structurante du parcours et non d’une option informelle.
Un dentiste a-t-il le droit de faire de la publicité ?
La communication sur l’activité professionnelle est autorisée dans un cadre encadré, mais la publicité trompeuse, le démarchage, les promesses de résultat, la comparaison avec d’autres praticiens et l’usage promotionnel de témoignages de patients restent proscrits. Une offre commerciale à durée limitée sur des actes de soin constitue un signal à vérifier.
Qui organise la garde dentaire le dimanche ?
Le conseil départemental de l’Ordre organise la permanence des soins les dimanches et jours fériés. Les coordonnées du praticien de garde sont obtenues auprès du commissariat ou de la gendarmerie. En semaine, de 8 h à 19 h, la demande passe par le praticien habituel. En cas de traumatisme, d’hémorragie ou de gonflement du visage, l’appel au 15 est prioritaire.
Faut-il un avocat pour saisir la chambre disciplinaire ?
La représentation par avocat n’est pas imposée. Chaque partie peut néanmoins se faire assister. La procédure étant écrite et contradictoire, la clarté de l’exposé des faits et la complétude des pièces produites pèsent davantage que la forme juridique du dossier.
Ce qu’il faut retenir
Le conseil de l ordre chirurgiens-dentistes remplit quatre fonctions distinctes : autoriser l’exercice, faire respecter la déontologie, juger les manquements professionnels et organiser la garde. Il ne fixe pas les prix, n’indemnise pas et ne remplace pas la justice. Pour un patient, deux réflexes concentrent l’essentiel : vérifier l’inscription avant un traitement lourd, et exiger un devis écrit détaillé avant toute prothèse ou tout acte à honoraires libres. En cas de désaccord, la séquence dialogue écrit, conciliation départementale, chambre disciplinaire structure le parcours, sachant que les voies indemnitaires se conduisent séparément.
Toute question portant sur une situation clinique personnelle, un traitement en cours ou une douleur relève d’une consultation auprès d’un chirurgien-dentiste. Ce guide ne délivre aucun avis médical individuel et ne se substitue ni à un professionnel de santé, ni à un conseil juridique. Les pages sur les caries et leur évolution et sur les traitements orthodontiques disponibles apportent des repères complémentaires, sans valeur de diagnostic.