
Gingivitis (crop) · via Wikimedia Commons · Lesion · CC BY-SA 3.0
Les maladies des gencives sont les affections bucco-dentaires les plus fréquentes après la carie, et pourtant les plus silencieuses. Une gencive qui saigne au brossage n’est pas un détail de toilette : c’est le premier signal d’une inflammation qui, laissée sans traitement, peut évoluer en parodontite et aboutir à la perte de dents parfaitement saines. Cette page est la tête de silo « gencives » du Guide dentaire de Sceaux. Elle réunit ce qu’il faut comprendre avant de consulter : la différence entre gingivite et parodontite, les signes d’alerte stade par stade, les facteurs de risque, les traitements possibles, le lien démontré avec la santé générale, et enfin les coûts et la prise en charge en France.
Ce guide est un document d’information indépendant. Il ne remplace en aucun cas l’examen d’un chirurgien-dentiste ou d’un parodontiste : seul un professionnel qui examine votre bouche, sonde vos poches et lit vos radiographies peut poser un diagnostic et proposer un plan de traitement.
À retenir en 5 points
- La gingivite est réversible, la parodontite ne l’est pas : l’os perdu ne repousse pas spontanément.
- Le saignement au brossage n’est jamais normal, même s’il est indolore.
- Le tabac masque le saignement et aggrave la destruction : un fumeur peut être atteint sans s’en douter.
- Le traitement de base (détartrage puis surfaçage radiculaire) est non chirurgical dans la grande majorité des cas.
- Sans maintenance régulière après le traitement, la maladie récidive presque systématiquement.
Comprendre le parodonte : ce qui tient réellement vos dents
On croit souvent qu’une dent est plantée dans la gencive. En réalité, elle est ancrée dans l’os par un ensemble de tissus appelé le parodonte, composé de quatre éléments solidaires :
- La gencive, tissu de recouvrement, rose pâle et ferme quand elle est saine, qui forme un joint étanche autour du collet de la dent.
- L’os alvéolaire, la partie de la mâchoire creusée d’alvéoles dans lesquelles logent les racines. C’est lui qui assure la tenue mécanique.
- Le ligament alvéolo-dentaire, un réseau de fibres qui relie la racine à l’os et amortit les forces de mastication.
- Le cément, fine couche minéralisée qui recouvre la racine et sur laquelle s’accrochent les fibres ligamentaires.
La maladie parodontale attaque ces structures dans cet ordre : d’abord la gencive seule, c’est la gingivite ; puis, quand l’inflammation franchit la barrière et atteint l’os et le ligament, c’est la parodontite. Cette bascule est le point clé de toute la page : tant que seule la gencive est touchée, tout est récupérable. Dès que l’os est entamé, la perte est définitive et l’objectif du traitement devient de stopper la progression, pas de revenir en arrière.
Le déclencheur est presque toujours la plaque dentaire, un biofilm bactérien qui se reforme en quelques heures sur les surfaces dentaires. Non éliminée, la plaque se minéralise et devient du tartre, une surface rugueuse qu’aucune brosse ne peut retirer et qui retient encore plus de plaque. Les règles d’entretien quotidien qui limitent cette accumulation sont détaillées sur la page consacrée à l’hygiène dentaire au quotidien, et elles valent autant en prévention qu’après un traitement.
Gingivite ou parodontite : la différence qui change tout
La confusion entre les deux termes est la principale raison des retards de consultation. Beaucoup de patients pensent que « les gencives qui saignent, ça passe ». C’est vrai pour la gingivite, faux pour la parodontite.
La gingivite
Inflammation limitée à la gencive marginale. Elle se manifeste par une gencive rouge, gonflée, brillante, qui saigne au brossage ou au passage du fil. Il n’y a aucune perte d’os, aucune poche profonde, aucune mobilité. Elle est indolore, ce qui explique qu’elle soit banalisée.
Point capital : une gingivite se soigne. Un détartrage professionnel suivi d’une hygiène rigoureuse ramène une gencive saine en deux à trois semaines dans la majorité des cas, sans séquelle. C’est le seul stade où l’on parle de guérison complète.
La parodontite
L’inflammation a franchi l’attache et détruit progressivement l’os et le ligament. Un espace se creuse entre la dent et la gencive : la poche parodontale. Cette poche, inaccessible à la brosse, devient un réservoir bactérien qui entretient et accélère la destruction. Les signes s’installent : récession gingivale, dents qui paraissent plus longues, espaces noirs entre les dents, sensibilité au froid sur les racines exposées, mauvaise haleine persistante, puis mobilité et migration des dents.
La parodontite ne guérit pas au sens strict. Elle se stabilise. Un patient traité et suivi peut garder ses dents des décennies, mais il reste un patient à risque, à vie.
Tableau comparatif
| Critère | Gingivite | Parodontite |
|---|---|---|
| Tissu atteint | Gencive uniquement | Gencive, ligament, os, cément |
| Perte osseuse | Aucune | Oui, irréversible |
| Poche parodontale | Non (sillon ≤ 3 mm) | Oui (≥ 4 mm, souvent 6 mm et plus) |
| Douleur | Généralement absente | Souvent absente jusqu’à un stade avancé |
| Mobilité dentaire | Non | Oui, aux stades intermédiaire et avancé |
| Réversibilité | Totale avec traitement | Non, stabilisation seulement |
| Traitement de première intention | Détartrage, hygiène | Surfaçage radiculaire, maintenance |
Les signes d’alerte, stade par stade
Le tableau suivant présente l’ordre habituel d’apparition des signes. Il sert à situer un ressenti, pas à établir un diagnostic : la profondeur de poche et la perte osseuse ne se mesurent qu’au cabinet, sonde parodontale et radiographies à l’appui.
| Stade | Signes fréquemment observés | Ce qui se passe dans les tissus | Réversible ? |
|---|---|---|---|
| 0 · Gencive saine | Gencive rose pâle, ferme, aucun saignement, haleine neutre | Sillon gingival de 1 à 3 mm, attache intacte | Sans objet |
| 1 · Gingivite | Saignement au brossage ou au fil, gencive rouge et gonflée, légère sensibilité | Inflammation superficielle, plaque et tartre au collet | Oui, totalement |
| 2 · Parodontite débutante | Saignement plus fréquent, mauvaise haleine (halitose) qui revient malgré le brossage, goût désagréable | Poches de 4 à 5 mm, perte osseuse débutante | Non, stabilisable |
| 3 · Parodontite modérée | Récession gingivale, dents visuellement plus longues, sensibilité au froid, espaces noirs entre les dents | Poches de 5 à 6 mm, racines exposées, perte osseuse nette | Non, stabilisable |
| 4 · Parodontite avancée | Mobilité dentaire, dents qui se déplacent ou s’écartent, gêne à la mastication, abcès à répétition, écoulement de pus | Poches de plus de 6 mm, atteinte des furcations, perte osseuse majeure | Non |
| 5 · Terminal | Perte spontanée de dents ou extraction inévitable | Support osseux insuffisant | Non |
Trois précisions importantes. D’abord, le saignement peut disparaître chez le fumeur, la nicotine réduisant la vascularisation gingivale : l’absence de saignement n’est donc pas une preuve de bonne santé. Ensuite, la douleur n’apparaît souvent qu’au stade de l’abcès, c’est-à-dire très tard. Enfin, la maladie n’évolue pas de façon uniforme : un même patient peut avoir un secteur stable et un secteur en pleine destruction, d’où l’intérêt du sondage dent par dent.
Un abcès parodontal avec gonflement du visage, fièvre ou difficulté à ouvrir la bouche ne relève pas de la simple consultation de contrôle. Les conduites à tenir selon l’heure et le jour sont récapitulées sur la page dédiée à l’urgence dentaire à Sceaux : en semaine entre 8 h et 19 h, on appelle son praticien habituel ; les dimanches et jours fériés, le Conseil départemental de l’Ordre des chirurgiens-dentistes organise une garde dont les coordonnées s’obtiennent auprès du commissariat ou de la gendarmerie ; en cas de traumatisme, d’hémorragie ou de gonflement du visage, on appelle le 15.
Les facteurs de risque

Periodontitis Crónica Severa · via Wikimedia Commons · Public domain
La plaque bactérienne est nécessaire au déclenchement, mais elle n’explique pas tout : à hygiène équivalente, deux personnes n’ont pas le même risque. Les facteurs suivants modulent fortement la vitesse de destruction.
Le tabac
C’est le facteur de risque modifiable le plus lourd. Le tabac provoque une vasoconstriction qui masque le saignement, altère la réponse immunitaire locale, favorise les bactéries anaérobies des poches profondes et réduit nettement le résultat des traitements, chirurgicaux comme non chirurgicaux. Un fumeur consulte donc plus tard, avec des lésions plus avancées, et cicatrise moins bien. L’arrêt du tabac fait partie intégrante du plan de traitement parodontal.
Le diabète
La relation est bidirectionnelle et bien documentée : un diabète déséquilibré aggrave la parodontite, et une parodontite active dégrade le contrôle glycémique. Un patient diabétique doit signaler sa pathologie et son taux d’HbA1c à son praticien, et bénéficier d’un suivi parodontal rapproché.
L’hérédité et le terrain immunitaire
Certaines formes, autrefois appelées parodontites agressives, apparaissent tôt et progressent vite chez des sujets à hygiène correcte. Un antécédent familial de perte de dents précoce est un signal à mentionner en consultation, et justifie souvent un dépistage des autres membres de la famille.
Le stress et le mode de vie
Le stress chronique modifie la réponse inflammatoire, s’accompagne fréquemment d’un relâchement de l’hygiène, d’une augmentation du tabagisme et de bruxisme. Le serrement de dents ne cause pas la parodontite mais aggrave les lésions existantes en surchargeant des dents déjà moins soutenues.
Les facteurs locaux
Tartre sous-gingival, obturations débordantes, prothèses mal ajustées, dents mal alignées difficiles à nettoyer, respiration buccale, appareils orthodontiques mal entretenus : tous créent des zones de rétention de plaque. Chez l’adulte porteur d’un traitement d’alignement, ce point est central et développé dans les dossiers consacrés à l’orthodontie de l’adulte, une gencive enflammée devant toujours être assainie avant de déplacer des dents.
Autres situations
Grossesse et variations hormonales (gingivite gravidique), certains médicaments (antiépileptiques, immunosuppresseurs, certains antihypertenseurs) provoquant une hypertrophie gingivale, carences nutritionnelles, ou encore sécheresse buccale médicamenteuse.
Les traitements : du détartrage à la chirurgie
Le traitement parodontal suit une progression logique. On ne passe à l’étape suivante que si la précédente n’a pas suffi, et la réévaluation se fait généralement six à huit semaines après la phase initiale.
1. Le bilan parodontal
Point de départ obligatoire : sondage des six faces de chaque dent, relevé des profondeurs de poche, mesure des récessions, indice de saignement, test de mobilité, radiographies rétro-alvéolaires ou panoramique. Ce bilan permet de classer la maladie par stade et par grade, et d’établir un pronostic dent par dent.
2. Le détartrage et l’enseignement à l’hygiène
Élimination du tartre supra-gingival aux ultrasons et polissage. Chez un patient en gingivite, cette étape suffit souvent. Elle s’accompagne d’un apprentissage concret : technique de brossage adaptée, brossettes interdentaires au bon calibre, fil dentaire, éventuellement hydropulseur. Sans ce changement d’habitudes quotidiennes, aucun traitement ne tient dans la durée.
3. Le surfaçage radiculaire (détartrage sous-gingival)
C’est le cœur du traitement non chirurgical de la parodontite. Sous anesthésie locale, le praticien nettoie les surfaces radiculaires à l’intérieur des poches, retire le tartre sous-gingival et le biofilm, et lisse la racine pour permettre à la gencive de se réattacher. Le travail se fait par quadrant ou par sextant, en plusieurs séances, ou en une ou deux séances longues selon les protocoles. Suites habituelles : sensibilité au froid pendant quelques jours, gencives sensibles, parfois impression de dents plus longues, la gencive gonflée par l’inflammation se rétractant en cicatrisant.
Une antibiothérapie peut être associée dans certaines formes agressives ou sévères, sur décision du praticien uniquement, jamais en automédication.
4. La réévaluation
Six à huit semaines plus tard, nouveau sondage. Les poches résiduelles inférieures ou égales à 4 mm sans saignement sont considérées comme stabilisées. Les sites qui restent profonds et inflammatoires relèvent d’une seconde intention.
5. La chirurgie parodontale
Envisagée sur les sites qui n’ont pas répondu. Plusieurs familles d’interventions, souvent réalisées par un praticien ayant une pratique orientée en parodontologie :
- Lambeau d’assainissement : la gencive est décollée pour accéder visuellement aux racines et aux lésions osseuses, puis repositionnée et suturée.
- Chirurgie régénératrice : comblement osseux, membranes ou dérivés de la matrice amélaire, dans certains défauts osseux à géométrie favorable.
- Greffe gingivale : recouvrement de récessions et renforcement d’une gencive attachée trop fine, pour des raisons fonctionnelles et esthétiques.
- Allongement coronaire : quand la destruction impose de dégager une limite prothétique saine.
6. La maintenance parodontale
C’est l’étape que les patients sous-estiment le plus, et c’est celle qui détermine le résultat à dix ans. Après stabilisation, un rendez-vous de contrôle et de nettoyage professionnel est programmé tous les trois à six mois selon le risque. Le suivi comprend un nouveau sondage, le nettoyage des sites à risque et le renforcement des habitudes d’hygiène. Sans maintenance, la recolonisation bactérienne des poches est rapide et la récidive quasi certaine.
7. Quand la dent n’est plus conservable
Si le support osseux est insuffisant, l’extraction devient inévitable, et se pose alors la question du remplacement. Deux voies principales existent, la prothèse fixe ou amovible d’une part, l’implant d’autre part. Les solutions amovibles et fixes sont comparées dans le dossier sur la prothèse dentaire, tandis que les conditions à réunir avant une pose de vis titane sont décrites sur la page consacrée à l’implant dentaire. Un point est constant : aucune pose d’implant n’est envisagée sur un parodonte encore inflammatoire, sous peine de péri-implantite, l’équivalent de la parodontite autour de l’implant.
Gencives et santé générale : un lien démontré
La parodontite n’est pas une maladie locale. Les poches parodontales constituent une surface ulcérée en contact permanent avec la circulation sanguine, entretenant une inflammation à bas bruit dans l’organisme. La littérature scientifique documente des associations avec plusieurs situations médicales :
- Diabète : relation à double sens, le traitement parodontal contribuant à l’amélioration du contrôle glycémique.
- Maladies cardiovasculaires : association reconnue avec l’athérosclérose et les événements coronariens, portée par l’inflammation systémique et le passage bactérien.
- Grossesse : lien étudié avec la prématurité et le faible poids de naissance, qui justifie un bilan bucco-dentaire pendant la grossesse.
- Maladies respiratoires : inhalation de bactéries buccales, en particulier chez les personnes âgées ou dépendantes.
- Polyarthrite rhumatoïde et autres pathologies inflammatoires chroniques : convergence des mécanismes inflammatoires.
Il s’agit d’associations statistiques et de mécanismes plausibles, non d’une relation de cause à effet démontrée pour chaque patient. La conclusion pratique reste la même : signaler ses pathologies générales et ses traitements en cours à son chirurgien-dentiste, et signaler à son médecin traitant une parodontite en cours de traitement.
Coûts et prise en charge

Paro1 · via Wikimedia Commons · auteur non précisé · CC BY-SA 3.0
Sceaux compte environ 25 chirurgiens-dentistes pour près de 20 000 habitants, ce qui laisse un choix réel pour un premier avis comme pour un second. Les honoraires des actes parodontaux varient selon le praticien, l’étendue des lésions et le nombre de séances nécessaires ; certains actes relèvent d’honoraires libres. Les montants ci-dessous doivent donc toujours être confirmés par un devis écrit remis avant tout démarrage de traitement, document obligatoire dès qu’un dépassement d’honoraires est prévu.
| Acte | Prise en charge Assurance Maladie | Points à vérifier |
|---|---|---|
| Consultation et bilan parodontal | Consultation remboursable ; le bilan parodontal complet est fréquemment hors nomenclature | Demander si le bilan est facturé à part |
| Détartrage des deux arcades | Acte pris en charge, une à deux fois par an selon les situations | Fréquence adaptée au risque individuel |
| Surfaçage radiculaire | Non pris en charge par l’Assurance Maladie dans le cas général | Devis par quadrant ou pour l’ensemble de la bouche |
| Chirurgie parodontale (lambeau, greffe, comblement) | Non prise en charge dans le cas général | Vérifier le forfait « parodontologie » de la complémentaire, souvent plafonné en euros par an |
| Maintenance trimestrielle ou semestrielle | Variable selon l’acte réalisé | Coût annuel à intégrer au budget dès le départ |
| Couronne (après perte de substance) | BRSS 107,50 €, remboursée à 60 %, soit 64,50 € | Panier 100 % Santé : couronne métallique plafonnée à 298,70 €, couronne zircone monolithique sur incisives, canines et prémolaires plafonnée à 440 €, intégralement remboursées |
| Couronne sur implant | BRSS 120 €, soit 72 € remboursés | La couronne est remboursée, pas l’implant |
| Implant seul (vis titane) | Aucun remboursement par l’Assurance Maladie | De 700 à 2 000 € |
| Implant complet (vis, pilier, couronne) | Seule la couronne ouvre droit à remboursement | De 1 500 à 3 000 € par dent ; pilier de 100 à 200 €, couronne sur implant de 600 à 1 500 € |
Trois réflexes utiles. Premièrement, comparer un devis parodontal ne se résume pas au total : il faut vérifier le nombre de séances, les quadrants couverts, et si les rendez-vous de maintenance de la première année sont inclus. Deuxièmement, interroger sa complémentaire santé avant de signer, en lui transmettant le devis, car les forfaits parodontologie sont souvent annuels et plafonnés. Troisièmement, garder en tête l’ordre des dépenses : une maintenance à quelques dizaines d’euros par trimestre reste sans commune mesure avec le remplacement implanto-porté d’une dent perdue. Les ordres de grandeur des actes courants de la commune sont regroupés sur la page des tarifs dentaires à Sceaux, et les situations de faibles ressources sont traitées séparément dans le dossier sur l’accès aux soins avec la Complémentaire santé solidaire.
Prévention : ce qui fonctionne vraiment
- Brossage deux fois par jour, deux minutes, brosse souple ou électrique, en insistant sur le collet, à la jonction dent-gencive.
- Nettoyage interdentaire quotidien, brossettes de calibre adapté choisi par le praticien, ou fil dentaire lorsque les espaces sont serrés. C’est le geste le plus rentable et le plus souvent négligé : la brosse ne nettoie qu’environ trois faces sur cinq.
- Contrôle professionnel régulier, au minimum annuel, plus rapproché en présence de facteurs de risque.
- Arrêt du tabac, seule mesure qui modifie durablement le pronostic parodontal chez le fumeur.
- Équilibre du diabète et information réciproque entre médecin et chirurgien-dentiste.
- Ne jamais ignorer un saignement qui persiste plus de deux semaines malgré un brossage correct.
Chez l’enfant et l’adolescent, la gingivite est fréquente et le plus souvent liée à la technique de brossage ou au port d’un appareil ; les repères d’âge et de suivi figurent sur la page dédiée au suivi dentaire des enfants. Enfin, il est utile de rappeler que la carie et la maladie parodontale sont deux pathologies distinctes, avec des mécanismes différents, décrites séparément dans le dossier consacré aux caries : on peut parfaitement n’avoir aucune carie et perdre ses dents par parodontite.
Questions fréquentes
Une gencive qui saigne un peu au brossage, est-ce grave ? Un saignement n’est jamais physiologique. Isolé et ponctuel, il peut correspondre à un brossage trop appuyé ou à une zone mal nettoyée. S’il se répète plus de deux semaines, il traduit une inflammation qui justifie une consultation. Réduire le brossage à cause du saignement est contre-productif : c’est le manque de nettoyage qui entretient l’inflammation.
La parodontite est-elle contagieuse ? Les bactéries parodontopathogènes peuvent se transmettre par la salive, notamment au sein d’un couple ou d’une famille. Cela ne suffit pas à déclencher la maladie : il faut un terrain réceptif, une hygiène insuffisante et des facteurs de risque. En pratique, lorsqu’une forme sévère est diagnostiquée chez un patient jeune, un dépistage familial est souvent proposé.
Est-ce que l’os détruit peut repousser ? Pas spontanément. Certaines techniques de régénération permettent de recréer du support dans des défauts osseux à géométrie favorable, mais elles ne s’appliquent pas à toutes les situations et ne restaurent pas une architecture perdue de façon généralisée. L’objectif principal reste d’arrêter la progression.
Un bain de bouche antiseptique peut-il remplacer le traitement ? Non. Les bains de bouche à la chlorhexidine ont une place ponctuelle, sur prescription et pour une durée limitée, en complément. Ils n’atteignent pas le fond des poches, ne retirent pas le tartre, et un usage prolongé expose à la coloration des dents et à une altération du goût.
Peut-on poser un implant quand on a eu une parodontite ? Oui, à condition que la maladie soit traitée, stabilisée, et que la maintenance soit suivie. Un antécédent de parodontite majore le risque de péri-implantite, ce qui impose un suivi renforcé après la pose. La décision se prend après bilan complet, jamais dans l’urgence.
Comment choisir un praticien pour un traitement parodontal ? En vérifiant l’existence d’un bilan parodontal chiffré avant tout devis, la remise d’un devis écrit détaillé, l’explication claire des étapes et la programmation de la maintenance dès le départ. Les critères pratiques de sélection, y compris l’accessibilité et la disponibilité, sont détaillés dans le guide consacré aux critères de choix d’un praticien.
En résumé
La séquence est toujours la même : plaque, inflammation gingivale, franchissement de l’attache, poche, perte osseuse, mobilité, perte de la dent. Chaque étape franchie est irréversible à partir de la deuxième. Le levier le plus puissant n’est ni la technologie ni le budget, c’est le temps de réaction : une gingivite prise à temps se règle avec un détartrage et un changement d’habitudes, une parodontite avancée mobilise des mois de traitement et, souvent, une réhabilitation prothétique coûteuse.
Si vous constatez un saignement répété, une mauvaise haleine tenace, des dents qui semblent s’allonger ou le moindre jeu d’une dent, la conduite à tenir est simple : faire réaliser un bilan parodontal par un chirurgien-dentiste. Les cabinets de Sceaux et des Hauts-de-Seine assurent ce type de bilan, et la liste des praticiens recensés sur la commune est consultable dans l’annuaire des dentistes de Sceaux.
Contenu à visée informative, rédigé de façon indépendante. Il ne constitue ni un diagnostic, ni une prescription, ni un conseil médical personnalisé. Seule une consultation permet d’évaluer une situation individuelle.